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L’agriculture conventionnelle – les modèles de production agricole, part.1

champ tracteur agriculture conventionnelle

Conventionnelle, biodynamique, raisonnée : ces différents types d’agriculture sont tous apparus pour répondre à divers besoins. Pour bien comprendre chacun de ces modèles, il est utile de se pencher sur leur origine, leur contexte de développement, et de leur impact sur notre époque et notre mode de vie. Tous les mardis, pendant un mois, nous vous proposons de découvrir ces différents modèles.


L’agriculture conventionnelle

Longtemps appelée « agriculture intensive », l’agriculture conventionnelle est née en Europe après la première guerre mondiale. Elle répondait aux problématiques de l’époque : le manque de main d’œuvre suite à l’enrôlement et au décès d’une grande partie de la population rurale. Par la suite, avec le développement des modèles alternatifs de production agricole, et l’augmentation de cette production par rapport à celle du modèle « intensif », le modèle prend peu à peu son titre définitif.

Le modèle se développe rapidement jusqu’en 1943, avec la naissance de la Révolution Verte au Mexique.  Après la seconde guerre mondiale, grâce à des subventions attribuées par les pays occidentaux et des promesses de rentabilité, le modèle s’étend à l’échelle mondiale. Il accompagne l’explosion démographique post-guerre. Pourtant, aujourd’hui – et contrairement aux idées reçues -, 97% des fermes mondiales ont une surface d’exploitation inférieure à 2ha. 50% de la nourriture consommée dans le monde provient de « petites exploitations familiales » (* Source Tittonel 2014).

Une problématique post guerre

Développé pour pallier au manque d’effectif humain, le modèle d’agriculture conventionnelle s’appuyait à l’époque sur de nouvelles découvertes. Celles-ci étaient principalement issues de deux domaines , clefs de voute de l’armement: la mécanisation et la chimie. La première guerre mondiale a en effet vu naître les premières bombes explosives, chimiques, et les premiers chars d’assaut.

Les exemples sont nombreux : l’azote, servant aujourd’hui d’engrais, a montré sa grande efficacité : en temps de guerre, dans les cratères formés par les « bombes à azote », la végétation repoussait plus luxuriante.  Le gaz moutarde, qui donnera le premier insecticide, a d’abord fait ses preuves dans les tranchées. Le glyphosate a servi aux américains lors de la guerre du Vietnam pour « éclaircir » la végétation et débusquer les militaires vietnamiens. Le pétrole et les moteurs à explosion des chars d’assaut, permettront par la suite de démocratiser l’utilisation des tracteurs dans les champs, pour effectuer des travaux demandant de la puissance…

Tracteur Somua, dans un champ à Chartres, en 1920
Tracteur Somua, Chartres, 1920.
Ainsi, l’agriculture conventionnelle s’est développée à partir de la technologie et des connaissances du début du 20e siècle. L’objectif était de développer une méthode de production agricole efficace et  régulière, nécessitant peu de main d’œuvre. Elle utilise, pour réponde à cette problématique, les moyens disponibles de cette période.

L’élevage conventionnel

L’élevage conventionnel se développe durant le 20e siècle. Il est porté par l’essor de la médecine et ses avancées (notamment les antibiotiques). Il s’appuie en parallèle sur l’augmentation de la production oléagineuse. Celle-ci est induite par les nouvelles méthodes de production. En effet, il est devenu plus facile de nourrir les bêtes, et les effectifs des élevages ont, en conséquence, augmenté de manière radicale. Aujourd’hui encore, une importante partie de la production des grandes cultures céréalières est destinée à la nutrition animale. Cette optimisation de la production a permis de vendre la viande, à la base un mets de luxe, à prix bas.


Les avantages du conventionnel

L’agriculture conventionnelle a déclenché certaines avancées.  Surfaces d’exploitation toujours plus grandes, pour moins de main d’oeuvre : ces deux critères ont contribué à l’exode rural et à l’essor de l’industrie. Le confort est devenu à la portée de tous. Et, grâce à la mécanisation, le volume de travail a diminué. Les activités de divertissement ont quant à eux  augmenté proportionnellement.

L’utilisation des produits chimiques (pesticides) dans l’agriculture permet d’artificialiser les cultures. Les engrais simulent des apports nutritifs, quel que soit le climat ou le type de sol. Les insecticides et fongicides aseptisent les milieux, et éliminent tout les ravageurs et maladies qui pourraient mettre les cultures en péril. L’agriculture est simple et accessible à tous, quelles que soient les problématiques environnementales. Il suffit de suivre scrupuleusement les consignes de traitement.

Enfin, cette méthode agricole aura permis la démocratisation de la consommation de la viande et des produits laitiers.


Les inconvénients d’un système industriel

Pour toujours plus de simplicité, le prix à payer est lourd. La monoculture et le labour sur de très grandes surfaces débouchent sur une diminution massive de la biodiversité. L’érosion des sols est inquiétante. La mécanisation, toujours plus importante, pour exploiter des surfaces plus grandes, oblige de lourds investissements. Les paysans s’endettent. La mécanisation et les intrants imposent d’importants coûts de production qui retirent, souvent, toute rentabilité économique des exploitations agricoles.

En conséquence, les gouvernements continuent de subventionner l’agriculture conventionnelle, même après la révolution verte. Car, sans les subventions et nombreux prêts bancaires à bas taux, cette méthode ne pourrait être rentable. Par exemple, le diesel agricole reste beaucoup moins taxé afin de ne pas ralentir l’utilisation des engins agricoles. Dans le cadre de l’agriculture conventionnelle, un ralentissement aboutirait à une exploitation moins efficace, donc tendrait vers moins de rendement.

Tensions planétaires

La dépendance de l’agriculture à la pétrochimie induit de nombreuses tensions géopolitiques. Si l’or noir est un très bon moyen pour s’enrichir, c’est aussi pour de nombreux pays occidentaux le moyen de viabiliser l’agriculture conventionnelle. Outre le diesel – qui permet également le transport des denrées loin des zones de production – les produits phytosanitaires sont aussi faits à partir de matières premières issues de la pétrochimie.

Une baisse de qualité

Les marchés mondiaux fixent les cours de chaque denrée, enlevant aux producteurs toute motivation de valorisation de leur travail par le prix de vente. Le seul moyen de gagner plus est de produire plus ou de baisser ses coûts de production, et d’augmenter ses marges. Le résultat se traduit par une baisse importante de qualité de la production, et donc une perte de goût sur le produit. La quantité produite à l’hectare devient le seul indicateur de la qualité du travail des paysans.

Un terreau de maladies

La démocratisation de cette méthode de production a aussi permis aux ravageurs (maladies cryptogamiques et insectes) de s’étendre à l’échelle planétaire. Ils passent aisément d’un champ à l’autre, aux gré des rotations de culture.

L’agriculture conventionnelle est basée sur la lutte contre ces ravageurs et contre les mauvaises herbes. Les connaissances des agriculteurs ne tournent plus qu’autour de l’utilisation de pesticides (herbicides, fongicides et insecticides). Ces méthodes oeuvrent donc contre la nature et sa biodiversité. Et, pourtant, le métier d’agriculteur devrait par définition tourner autour de la vie.

<center>La rouille noire fait partie des maladies cryptogamiques.</center>
La rouille noire fait partie des maladies cryptogamiques.
Une source de pollution

L’agriculture conventionnelle est également source de pollution. L’élevage constitue la première source planétaire de création de méthane (gaz à effet de serre). Les pollutions des eaux mondiales sont causées par l’infiltration des substances chimiques. Celles-ci sont contenues dans les produits phytosanitaires utilisés en grande culture (notamment des perturbateurs endocriniens) et dans les déjections animales (azote). Ces substances s’infiltrent  jusqu’aux nappes phréatiques, puis s’écoulent dans les rivières, les mers et les océans.

 

Article proposé par Camille Prudhomme et Ognon (Sophie et Maxence)

4 réflexions sur “L’agriculture conventionnelle – les modèles de production agricole, part.1”

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