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Agriculture naturelle – les modèles de production agricole, part.4

Après l’agriculture conventionnelle, biologique et la biodynamie, ce dernier volet sera consacré à l’agriculture naturelle, et ses intérêts en terme de durabilité, d’efficacité et de respect de l’environnement. Car, pour bien pratiquer la permaculture et l’agroécologie, connaitre les fondements et la philosophie qui se cachent derrière ces méthodes est essentiel !


L’agriculture naturelle, l’agro-écologie et la permaculture


L’agroécologie et la permaculture sont deux disciplines qui utilisent l’agriculture naturelle. Il s’avère parfois difficile de tracer une ligne nette entre les deux. Et, si leurs pratiquants en défendent leurs qualités respectives, c’est souvent la philosophie du pratiquant qui créé les divergences plutôt que la méthode en elle-même :tandis que l’agro-écologie se concentre sur des pratiques agronomes uniquement, la permaculture prend un sens plus large, en s’intéressant à tous les aspects de notre société : éducation, santé, agriculture, construction …

Pourtant, Pierre Rabhi, précurseur de l’agro-écologie en France, a étudié et écrit sur des sujets en dehors du cadre de l’agriculture, et pratiqué dans sa ferme des constructions naturelles pour ses bâtiments. Il peut en être déduit que l’agro-écologie incite à se tourner et à réfléchir à de nombreux aspects de notre vie, de manière naturelle et durable, de la même manière qu’en permaculture.

L’agro-écologie

L’agro-écologie naît en 1928 aux Etats-Unis, grâce à Basil Bensin. Cependant, elle émerge véritablement en 1980, grâce aux travaux de divers agronomes et écologues. Ceux-ci cherchent une alternative à la révolution verte, en étudiant les systèmes agricoles d’Amérique latine. En 2003, l’agro-écologie est définie comme «  l’écologie des systèmes alimentaires ». (SOURCE)

La permaculture

En 1970, les australiens David Holmgren et Bill Mollisson, ont tous les deux le même souhait : créer un système agricole durable. Apparaît alors la« permanent agriculture ». Le terme se voit souvent remplacé par son abréviation, « perma-culture », ou par le terme permanent culture – en français, la culture de la permanence.

Jardin mandala. Ses bordures cassées, ses associations de cultures, son esthétisme et sa dimension spirituelle en forment un élément apprécié en permaculture.
Un tronc commun

Les deux méthodes partagent plusieurs sources d’inspiration communes. La première est la nature. Depuis des milliards d’années, celle-ci soutient des écosystèmes, qui perdurent dans le temps : ces écosystèmes sont donc qualifiés de durables. L’objectif de ces deux méthodes est de comprendre les mécanismes permettant à la nature de réaliser cet exploit. Après avoir étudié ces mécanismes, elles s’attachent à les reproduire, et à les intégrer dans un système agricole.

L’agro-écologie et la permaculture puisent également leur inspiration dans la science. Biologistes, écologues, naturalistes et agronomes utilisent des expérimentales pour comprendre certains mécanismes – physiques, chimiques et biologiques ou mathématiques. Ces acteurs ont développé des méthodes clé, et transmis les connaissances relatives à leur viabilité.

Cet étang et ce système d’irrigation ont été pensé à la manière d’un écosystème. Celui-ci fait à la fois appel aux connaissance du fonctionnement naturel, et aux sciences. Les matériaux ont été choisi grâce à la connaissance de pratiques antérieures, dont l’usage a montré l’efficacité.

La tradition et les pratiques anciennes constituent une source d’inspiration toute aussi importante. Certaines méthodes, ancestrales, continuent à prouver leur efficacité – bien que ces méthodes soient parfois appliquée de manière empirique à l’origine.

(ex : bio char incas enrichir sol carbone et micro-organisme durable)

(ex : terrasses rizière)

Méthode

La méthode essentielle de ces deux pratiques et de reproduire le fonctionnement des écosystèmes en étudiant et en comprenant  le rôle de leur  différentes composantes, leur biotope* et leur biocénose*

Ces écosystèmes naturels sont tous :

  • très productifs
  • équilibrés
  • circulaires
  • complexes
  • résilients, c’est-à-dire durables face aux changements
  • peu énergivores
  • profitables au plus grand nombre
Les avantages  des méthodes naturelles

Ces deux méthodes travaillent avec la nature, puisque ses écosystèmes sont vitaux à leur fonctionnement. De nombreux avantages découlent de cette symbiose. Ils répondent à bon nombre de problématiques contemporaines. Les avantages écologiques et sanitaires sont souvent les plus cités. En effet,  les méthodes naturelles n’utilisant pas de produits chimiques, leur fruit est parfaitement sain pour l’environnement et l’homme – dans la limite du cadre de pollution environnante.

La pemaculture et l’agro-écologie ont également un aspect pratique, en raison de leur adaptabilité hors normes, calquée sur des écosystèmes. L’agroécologie s’applique sur des surfaces de taille variées, grandes comme très réduites. L’économie d’échelle n’a qu’une influence infime sur la rentabilité. L’agro-écologie et la permaculture peuvent être pratiquées sur tout type de sol, puisqu’elles en deviennent créatrice. A l’image des écosystèmes, qui colonisent la planète, elles peuvent s’adapter à toute situation,  à tous les dénivelés, climats, formes de terrain, orientations, et personnes qui la pratiquent.

Le travail avec la biodiversité permet une densification extrême de cultures -par leur association, notamment. Le système devient très productif, tandis que l’érosion des sols est limitée.

Non-mécanisées, ces méthodes s’appuie sur des pratiquants et revalorise le travail humain, dans un contexte de mécanisation et d’informatisation grandissante.

Inconvénients

Mais, cette non-mécanisation peut aussi s’avérer coûteuse : la main-d’oeuvre peut aussi représenter un investissement plus important, qu’avec certaines méthodes automatisées.

Les méthodes naturelles ne sont pas systématiquement les plus simples. L’agro-écologie et la permaculture nécessitent d’accumuler et de mettre en lien un grand nombre de connaissances. Chaque acteur, paramètre et mécanisme doit être compris et pris en considération.

Dernier inconvénient : l’agriculture naturelle ne répond pas à certaines habitudes alimentaires modernes. Les plantes annuelles notamment font partie de la consommation d’une grande partie de la population mondiale. Leur culture a été facilitée par la méthode conventionnelle. Les écosystèmes, eux, s’articulent au contraire autour d’espèces pérennes et vivaces, et ne peuvent que difficilement s’adapter à ce type de consommation.

Une autre manière d’envisager l’alimentation et l’agriculture

La réflexion est alors ouverte sur notre mode de consommation moderne. Pourrions-nous nous adapter davantage aux systèmes naturelles déjà présents ? Si changer une habitude s’avère parfois difficile, il est motivant de regarder les avantages. En construisant des systèmes – notamment agricoles – pérennes, cycliques et autonomes à l’image des écosystèmes, le temps et l’énergie dépensés à se nourrir se voient diminués. Cette énergie pourra alors être réinvestie dans des temps de repos, de loisir, ou de partage, par exemple !

Article proposé par Camille Prudhomme et Ognon

*un biotope ; ensemble des caractéristiques physiques et chimiques d’un système / *une biocénose : ensemble des êtres vivants d’un système

Retrouvez notre article sur l’agriculture biologique, celui sur la biodynamie et notre volet sur l’agriculture conventionnelle.

 

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